En mars dernier était lancée l’opération #Venez Vérifier par Fleury Michon (relire ici), afin de communiquer en toute transparence sur la fabrication du surimi.

La première étape fut la visite de l’usine, basée en Vendée, et du procédé de fabrication des petits bâtonnets (relire ici). Nous avons pu vérifier par nous-même la composition plutôt rassurante du surimi : eau, fécule de pomme de terre, amidon de blé, blanc d’œuf, huile de colza, sel, arôme naturel de crabe, paprika et bien-sûr, de la chair de poisson (38 % de la recette) composée majoritairement de colin d’Alaska.

Selon Anthony, blogueur et nutritionniste :

« Les deux marques principales demeurent équivalentes, alors que les marques discount présentent clairement une valeur nutritionnelle moins intéressante, notamment concernant la teneur en glucides, en sodium et en protéines. En alternative d’une collation ou de gâteaux apéritifs, le surimi s’avère une solution intéressante. […] Toutefois, le surimi n’est pas la protéine « idéale » et ne remplace pas une source alimentaire classique. Pour autant, l’origine des ingrédients en fait un aliment acceptable et nullement à diaboliser, à condition que la marque respecte un cahier des charges en ce sens. »

Suite à ce constat, un mystère persistait : la composition des pains de poisson utilisés. Avant de vérifier ce dernier point, Fleury Michon nous a fait passer un test d’amarinage au Havre… loin d’être de tout repos !

En témoigne le récit de Céline :

« Avant le début de notre initiation au sauvetage en mer, nous sommes « invités » à voir l’intérieur du bateau. Bah franchement je m’en serais passée… J’avais super chaud, cela tanguait beaucoup et le sauveteur nous parlait, nous parlait sans s’arrêter. Nous savions que le test avait débuté et nous avons tous été très forts à ce moment. Je me suis tout de même dit « mais dans quelle galère, tu t’es embarquée… ». Ensuite un premier groupe de 4 a débuté le sauvetage en mer, je faisais partie du second, nous étions 3. En résumé, il faut jeter le canot de sauvetage dans l’eau (c’est assez lourd à priori) […]. Il faut ensuite nager en arrière pour rejoindre le canot et surtout monter dedans, pas si simple non plus avec une échelle en corde ! Une fois dedans, vous devez couper la corde qui vous relie à votre bateau et prendre des anti-vomitifs […]. A ce stade, je ne me suis pas sentie bien et je ne vais pas vous faire un dessin. J’ai compris l’importance de prendre des anti-vomitifs même pour les gens qui n’ont pas le mal de mer. »

Puis vint la dernière étape. Fleury Michon n’a pas hésité à faire les choses en grand et a envoyer 6 blogueurs et 3 consommateurs en Alaska ! Mais qu’ont-ils pensé de ce voyage ?

Thibault nous en parle :

« Du fond de la mer aux pavés de chair congelée que nous avions trouvé dans les usines vendéennes de Fleury Michon, ils nous ont tout montré ! D’abord à Seattle. Nous sommes passés au GAPP (Genuine Alaska Pollock Producers), l’organisme qui regroupe l’ensemble des pêcheries alaskiennes et qui se charge de la régulation de la pêche […]. Pour ce faire, un officier fédéral est présent sur chaque bateau, et peut à tout moment ordonner l’arrêt de l’activité de pêche du bateau, si les quotas établis sont dépassés. Ce système permet donc un contrôle permanent de la biomasse, afin d’engager l’activité de pêche industrielle en Alaska dans une démarche durable. »

Angélie nuance toutefois :

« A se plonger au cœur du monde de la pêche, tout n’est pas si simple. Du gâchis plus ou moins important selon les espèces à la surveillance du bon respect des quotas, des techniques utilisées à la transparence des données, il y a une hétérogénéité mondiale épouvantable et totalement opaque. Échelle industrielle pour échelle industrielle, mieux vaut que l’entreprise s’en remette au Colin après tout. Quitte à manger du poisson, sans doute vaut-il mieux au final opter pour un poisson très surveillé, qui génère très peu de gâchis, à la condition qu’il soit pêché dans les eaux américaines et non russes […].»

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Arriva ensuite la journée en mer ! Tiphaine nous raconte :

« Après de longues minutes de navigation, notre bateau s’est stabilisé. Vint alors LE moment tant attendu de la pêche. […] Tout est précis, chacun sait exactement quoi faire et à quel moment. Le filet est déroulé petit à petit. J’ai été étonnée de la rapidité avec laquelle tout est fait. 15 minutes de rush pour quelques longues heures à attendre que le filet se remplisse. Sur notre bateau, le filet pouvait accueillir jusqu’à 300 tonnes de poisson. Il faut donc pas mal de temps pour qu’il soit plein. Une autre chose m’a également stupéfaite : la part de la technologie. De son siège, le capitaine a accès à une multitude d’écrans desquels il peut tout gérer […]. Le moment où le filet est baissé n’est pas le moment le plus palpitant. Ce n’est jamais que des centaines de kilos de cordes colorées qui tombent dans l’eau. Pas folichon. Par contre, le moment où le filet remonte… On sent le bateau lutter contre le poids du filet qui résiste. Les filins sont tendus et tirent, petit à petit, le filet à l’intérieur. Ce dernier glisse alors sur le pont du bateau, puis il est ré-enroulé, libérant ainsi son contenu qui va glisser tout doucement de lui-même dans la cale. »

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Enfin, pour boucler cette aventure, le groupe s’est rendu dans l’usine de fabrication des pains de poisson. Mireille rapporte :

« Le lendemain, nous avons visité l’une des usines auprès desquelles Fleury Michon s’approvisionne en colin. Il y a plusieurs étapes dans le traitement du poisson : l’usine le pompe à même le bateau, puis il y a un tri des prises annexes pour ne conserver que le colin, puis le colin est traité. J’ai été très impressionnée par différentes choses : le nombre de prises annexes est vraiment faible et surtout le colin est vraiment respecté, c’est à dire que toute la chair est prélevée, certains abats sont vendus à part et le reste est utilisé pour réaliser de l’huile qui alimente l’usine. Concernant la chair que l’on utilise dans le surimi c’est une chair noble qui est lavée de toute impureté et qui est prête à la consommation. »

Et pour ceux qui en doutaient, les 3 pêcheurs que l’on aperçoit dans la publicité Fleury Michon sont des vrais pêcheurs travaillant sur les chalutiers visités !

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Bravo à Fleury Michon pour cette démarche de transparence, qui contribuera – j’espère – à rassurer les consommateurs sur la composition et la fabrication du surimi !