Depuis l’an dernier, l’emballage violet est à l’origine du conflit entre Cadbury et Nestlé.

Cadbury, marque britannique détenue par le groupe agroalimentaire américain Mondelez, utilise la couleur violette pour ses emballages depuis des décennies. Nestlé, utilisant également le violet, s’est fait poursuivre par Cadbury qui souhaitait l’exclusivité de l’usage de cette couleur.

En Cour d’Appel, la justice britannique a donné raison au groupe Nestlé, décidant vendredi dernier que la couleur ne pouvait être déposée et que n’importe quel fabricant avait le droit d’envelopper ses plaquettes de chocolat dans un papier violet.

Une telle exclusivité irait en effet à l’encontre des principes d’équité en offrant un avantage compétitif à Cadbury et en désavantageant Nestlé et ses autres concurrents. Mais Cadbury a dit étudier la possibilité de former un nouveau recours.

Le monde de la confiserie a été agité de plusieurs affaires juridiques de même nature ces dernières années.

Lindt & Sprüngli avait pour sa part tenté sans succès de faire protéger la forme de son lapin au ruban rouge, avant d’être débouté par la Cour de justice européenne l’an dernier. Ce lapin en chocolat avait en effet été jugé dépourvu de caractère distinctif.

Le chocolatier suisse est également en conflit avec l’allemand Haribo, qui cherche à protéger ses oursons gélifiés face aux oursons en chocolat de son concurrent. Lindt dit s’être inspiré de son « lapin or » pour son ours en chocolat.

Les juges ont cependant estimé l’année dernière que l’association avec les ours d’or de Haribo par les consommateurs « était très probable », et ont demandé un retrait du produit. Mais Lindt n’a pas dit son dernier mot et le groupe suisse a fait appel de la décision du tribunal.